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La main-d'oeuvre à bon marché

 

 

Reportons-nous vers les années 1930 à l’époque où Saint-Amable n’était qu’un boisé du Grand Coteau. Il faut défricher avant de semer, mais auparavant il nous faut transformer des fossés en décharges pour ensuite en faire des cours d’eau.

Ce sont les Émery Gemme (dit Gros Charles), Aristide Gemme (dit Ti-Père), Télésphore Gemme (dit Ti-Phor) et Alphonse Gemme (dit Colage) qui coupent les branchages, une fois la forêt abattue pour 15 $ l’arpent et ensuite creusent les fossés de lignes pour 5 $ l’arpent. Plus tard, un peu avant la guerre de 1939, ce furent Louis Williams (dit Ti-Pieds), Jean-Baptiste Williams (dit Barlite), Alfred Williams (dit Gros Os), Joseph Lapointe (dit Beau-Cœur) et Moïse Dalpé (dit Moïse Sauvé des eaux), qui ont constitué de la main-d’œuvre à bon marché. Ces hommes se tenaient tous les jours à l’épicerie-dépanneur de Louis Favreau (dit Leblanc) attendant que quelqu’un dans le besoin les embauche.

N’était pas rare les fois où l’on entendait : « C’est le temps des foins tout est en andain et l'on prévoit de la pluie pour demain. Allons chercher un ou deux hommes chez Leblanc pour nous aider ». De la main-d’œuvre était nécessaire autant lors des récoltes, afin d’éviter la perte de celle-ci, que pour fendre du bois en prévision des durs froids d’hiver et même simplement pour aller le vendre à Montréal. Quelques hommes étaient toujours appréciés. 

Et que dire des PME d’autrefois ? Loin d’être aussi nombreuses qu’actuellement, mais sachant tout aussi bien être efficace, c’est M. Bazinet, père de trois jeunes garçons forts et gaillards nommés Maurice, Jean-Paul et Rolland, communément appelé « les frères Perrault », qui flaire l’affaire. C’est au moment ou M. Bazinet, père, achète un engin stationnaire et un banc de scie, bref tout l’équipement nécessaire pour scier le bois de chauffage, que plusieurs bûcherons de l’époque font appel à l’équipe « Perreault » une fois le bois rendu dans la cour en longueur. Possédant sa main-d’œuvre à la maison, donc près de lui, et sachant que l'ensemble des habitants chauffent au bois pour leur besoin, ils décident d’offrir ses services, tout en sachant qu’ils pourront vendre l’excédant de bois au marché de Boucherville et de Longueuil. En un ou deux jours de travail, tout est scié en bois de chauffage et prêt à être fendu. Quel progrès, quelle invention que cet engin stationnaire. On épargne du temps et la vente se fera tout de suite, et rapporte de l’argent. M. Euclide Gauthier quelque temps après, lui aussi possède un engin stationnaire, il s’en sert pour battre le grain. C’était (Maillotte Sénécal) qui était à la mangeoire des bottes d’avoine les «Quintaux ».

Le cerveau de l’homme est inventif et ne cesse jamais de progresser, on se sert de la nature ; de l’eau, du vent, de système de levier et d’automatisation. Les rivières ont servi à draver, les moulins à vent à moudre, les perches à soulever des poids énormes, un cabestan à essoucher et ainsi de suite…

Un coin de terre, un coin d’espoir !

Patrick Mc Duff

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