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Les artisans

 

 

En jetant un regard en arrière, au début de la colonie, nos braves hommes quittaient leur famille et allaient aux chantiers pour travailler tandis que d’autres se faisaient trappeurs. C’est de cette façon que nous arrivions à joindre les deux bouts. À Saint-Amable, nos aïeux ont appris à se débrouiller autrement. Monsieur Louis McDuff (Aimé) aurait, nous dit-on, développé un marché de paniers d’osier (manne de pommes) ; pour les vergers des alentours, ils les fabriquaient avec des branches de cenelliers ou de cerisiers entrelacées ensemble, petits (dit corbeille) moyens (paniers à œufs), etc. Voilà un moyen de gagner sa pitance. Également, Arthur McDuff qui coupait des épinettes blanches et faisait des échelles, pratique pour toutes les occasions; réparer les bâtiments et sur le toit des maisons pour se rendre à la cheminée et j’en passe.

Les Dalpé, eux, utilisaient les branches de bouleaux que les bûcherons laissaient dans la forêt après la coupe de bois. Ils fabriquaient des balais, ceux-ci servaient pour nettoyer les écuries et les résidus (Dresh) de bière à la compagnie Molson de Montréal. Quant à Philibert Lussier, il achetait des raffineries, les barils de métal de 45 galons. Une fois chez lui, il enlevait les couvercles des deux bouts et ensuite ces cylindres servaient aux cultivateurs pour faire des ponceaux dans leurs entrées et dans les champs.

Comme dans la chaîne alimentaire, un se sert des résidus de l’autre pour le transformer. De l’arbre, nous faisons des planches, du bran de scie nous faisons des agglomérés et de ainsi de suite. Je vous ai parlé des couvercles de barils de M. Lussier, on me dit que Jules Léonard s’en est servi pour recouvrir le toit de sa maison située sur la rue Rémi. Cercle par-dessus cercle et enfin on y parvient, quelle ingéniosité et vive la récupération. Au printemps, les femmes faisaient un jardin de leurs patates pour manger, elles enlevaient la pelure et là où il y a un germe on pèle plus épais, de ceci on a notre semence, il fallait y penser. Des résidus de la paille, on fait des matelas ; dit paillasse.  Des poules qu’on abat à l’automne, on conserve les plumes; une fois ébouillantées et séchées, on fait nos oreillers. Les ailes servent de plumeau pour nettoyer les poêles. Avec la graisse de porc, on fait du savon. Avec la cendre du poêle à bois, on fait l’épandage dans le jardin, ceci sert d’engrais écologique.

J’ai vu Simon Gemme faire une croix de bois pleine largeur à l’intérieur d’une bouteille par le goulot ; mystère ? Quand il y avait trop de foin pour engranger, on choisissait un grand arbre dans le champ et avec deux poulies, une en bas l’autre dans la cime de l’arbre, on montait à l’aide d’une grande fourche le contenu et voilà un mulon de foin autour de l’arbre, nous irons le récupérer en hiver, selon la demande du troupeau.

Cette histoire appartient à chacun de nous. Faut-il alors goûter aux mêlées de nos conquêtes régionales pour décréter effectivement cette maîtrise de notre identité en saluant l’engagement de notre destin.

Patrick Mc Duff

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